Login    Register    Thursday, May 17, 2012    English      Search  
..:: Normes de pratique » Plan de prévention des abus de nature sexuelle ::..
 Liens rapides Minimize

  
 Plan de prévention des abus de nature sexuelle Minimize

Prévention des mauvais traitements d’ordre sexuel

Introduction
Énoncé de philosophie
Définitions
Buts et objectifs
Lignes directrices en matière de comportement professionnel
La relation professionnelle
Conduite professionnelle
Pratique professionnelle
Programme d’éducation des professionnels
Éducation du personnel
Éducation du public
Financement de la thérapie et des consultations pour les victimes
Réhabilitation des membres
Processus de traitement des plaintes
Rapports obligatoires
Évaluation des programmes
Sommaire

Introduction

En vertu des dispositions de la Loi de 1991sur les professions de la santé réglementées, chacun des ordres de réglementation de la santé doit avoir un Comité des relations avec les patients et un programme de relations avec les patients.


Le Programme de relations avec les patients doit contenir des mesures destinées à prendre en charge les cas de mauvais traitements d’ordre sexuel à l’endroit de patients. Plus encore, ce programme doit contenir des mesures pour prévenir les mauvais traitements d’ordre sexuel infligés à des patients par des cliniciens. L’Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l’Ontario (OAOO) a fait preuve de diligence dans ses efforts pour se conformer à ces exigences.


Un éventail de mesures ont ainsi été mises en oeuvre. Les membres du personnel et du conseil ont reçu de la formation sur la nature des mauvais traitements d’ordre sexuel. Les procédures de réception des plaintes sont bien établies et des modifications aux procédures ont été décrites de façon détaillée pour les plaintes de nature sexuelle. Un fonds destiné à offrir aux victimes de mauvais traitements d’ordre sexuel des consultations a été établi et des lignes directrices concernant la réhabilitation des membres ont été mises en place.


Le Plan de prévention des abus de nature sexuelle est la pierre angulaire de notre stratégie de prévention. Ce plan a pour objectif de renseigner les membres sur la philosophie de « tolérance zéro » à l’égard des mauvais traitements d’ordre sexuel ainsi que sur les droits et les obligations prévus par la Loi.


Le Plan de prévention des abus de nature sexuelle constitue également le fondement d’une politique pour le développement de ressources et de procédures destinées à soutenir l’objectif d’élimination des mauvais traitements d’ordre sexuel. Ce sont les membres du Comité des relations avec les patients de l’OAOO qui ont élaboré le Plan de prévention des abus de nature sexuelle.


Ce plan a été examiné et approuvé par le Conseil de l’Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l’Ontario qui se compose de membres représentant les professions ainsi que le public. Il a également fait l’objet d’un examen externe de la part de membres de la profession, de membres de groupes de soutien aux victimes et du conseiller juridique de l’Ordre. Comme toujours, nous recevrons avec plaisir les commentaires des membres.

Retour au haut de la page>

Énoncé de philosophie

L’OAOO soutient que les mauvais traitements d’ordre sexuel dans le cadre d’une relation thérapeutique sont inacceptables et ne sont pas tolérés.

Retour au haut de la page>

Définitions

Tolérance zéro

Le terme « tolérance zéro» est une façon abrégée d’exprimer la philosophie à l’effet que les mauvais traitements d’ordre sexuel infligés à des patients par des membres de l’Ordre ne sont pas tolérés.

Mauvais traitements d’ordre sexuel

La Loi de 1991 sur les professions de la santé réglementées définit ainsi les mauvais traitements d’ordre sexuel :

  • les rapports sexuels ou autres formes de rapports physiques d’ordre sexuel entre le membre et le patient;
  • les attouchements d’ordre sexuel du patient par le membre
  • les comportements ou les remarques d’ordre sexuel du membre à l’endroit du patient (« d’ordre sexuel » ne s’entend pas de palpations, de comportements ou de remarques de nature clinique qui sont appropriés au service fourni).

Prévention

L’OAOO s’engage à prévenir tout comportement inapproprié et fait la preuve de cet engagement en éduquant ses membres et en établissant un processus disciplinaire qui reflète la gravité de la faute et rend publics les noms des contrevenants.

Sensibilité

L’OAOO reconnaît la vulnérabilité potentielle des patients et fait tout son possible pour mettre en place un processus de signalement accessible et respectueux des besoins des patients.

Retour au haut de la page>

Buts et objectifs

Les buts et objectifs du Plan de prévention des abus de nature sexuelle de l’OAOO sont les suivants :

  • constituer le centre stratégique pour l’élaboration de programmes, de procédures, de ressources et d’activités destinés à prévenir et à éliminer les mauvais traitements d’ordre sexuel;
  • décrire les mesures en place ou à venir pour faire face aux mauvais traitements d’ordre sexuel;
  • décrire les mesures en place ou à venir pour prévenir les mauvais traitements d’ordre sexuel;
  • recommander des moyens de diffusion et de distribution de l’information (programmes, procédures, ressources et activités) en regard de la prévention des mauvais traitements d’ordre sexuel.
Retour au haut de la page>

Lignes directrices en matière de comportement professionnel

La Loi de 1991 sur les professions de la santé réglementées précise que les mesures visant à prévenir ou à faire face aux mauvais traitements d’ordre sexuel doivent comprendre des « principes directeurs régissant la conduite des membres avec les patients ». (84.3 (b)). Le paragraphe qui suit présente la position de l’OAOO relativement à la nature de la relation professionnelle et les paramètres de la conduite professionnelle dans le cadre d’une relation professionnelle. Les lignes directrices sur la conduite professionnelle sont disponibles à titre de document distinct.

Retour au haut de la page>

La relation professionnelle

Le but de la relation entre un audiologiste ou un orthophoniste et un patient consiste dans l’évaluation et le traitement des troubles de la communication, selon les définitions du champ d’exercice et des directives professionnelles préférées.

Il incombe au professionnel d’établir une relation avec le patient fondée sur la confiance, le soutien et le respect mutuel. Un comportement déplacé de nature sexuelle constitue une trahison fondamentale de cette relation. Le professionnel de la santé est toujours responsable de la survenance d’un mauvais traitement, et doit donc veiller à prévenir qu’une telle situation se produise.

Le professionnel doit être sensibilisé à la possibilité que la relation clinique puisse créer un état de vulnérabilité ou de dépendance de la part du patient. De son côté, le patient doit être assuré que les services dispensés seront exempts de tout mauvais traitement d’ordre sexuel.

Retour au haut de la page>

Conduite professionnelle

Les fréquentations pendant la relation thérapeutique ne sont en aucun cas acceptables, et des restrictions peuvent se prolonger au-delà de la période de traitement. À titre d’exemple, des rapports sexuels ou une relation amoureuse sont inappropriés dans les cas où la relation thérapeutique a créé un état de vulnérabilité ou de dépendance de la part du patient qui influe sur la capacité de celui-ci à agir librement, par exemple lorsque du counseling de soutien est prodigué. Des rapports sexuels ne sont pas acceptables entre un audiologiste ou un orthophoniste et les proches d’un patient, à savoir les personnes importantes sur le plan émotionnel, notamment le conjoint, le père ou la mère, un frère ou une sœur ou une personne soignante.

Retour au haut de la page>

Pratique professionnelle

Les lignes directrices sur la conduite professionnelle ont été rédigées pour accompagner la publication et la distribution du présent document. Ces lignes directrices ont pour but d’aider les membres pour qu’ils puissent :

  • discerner les risques et être davantage conscients des situations où pourraient survenir des rapports sexuels;
  • prévenir une interaction inappropriée avec un patient;
  • établir et préserver des limites professionnelles dans leurs relations avec les patients;
  • établir des processus pour ce qui est d’amorcer, de maintenir ou de mettre fin à des relations personnelles avec les patients.
  • être plus sensibles à la diversité culturelle et aux problèmes liés à l’âge ou à une incapacité.
Retour au haut de la page>

Programme d’éducation des professionnels

L’OAOO s’engage à assurer de façon continue la formation, l’orientation et le soutien de ses membres sur la question des mauvais traitements d’ordre sexuel à l’endroit des patients. Les principaux objectifs du programme d’éducation des professionnels sont :

  • Faire connaître davantage aux membres les possibilités de perfectionnement professionnel sur la question des mauvais traitements d’ordre sexuel et leurs répercussions sur les patients.
  • Rédiger et réunir des documents sur la question des mauvais traitements d’ordre sexuel.
  • Collaborer avec les entreprises, les autres professionnels et les intervenants du monde de l’éducation pour améliorer la formation offerte aux membres.
  • Alerter les membres sur les situations à risque élevé et sur les conséquences inhérentes aux mauvais traitements d’ordre sexuel.
  • Fournir de l’aide, des orientations et des ressources de soutien aux membres concernant les cas de signalement ou de divulgation d’information par un patient en rapport avec des mauvais traitements d’ordre sexuel à l’égard d’un membre de la profession ou d’une autre profession de la santé réglementée.
  • Renseigner les membres sur les obligations prévues à la loi en matière de signalement.
  • Renseigner les membres sur le processus de traitement des plaintes et sur les procédures relatives aux plaintes en rapport avec les mauvais traitements d’ordre sexuel.

Les mesures suivantes seront mises en place pour atteindre ces objectifs :

  • Rédiger et distribuer des lignes directrices sur la conduite professionnelle.
  • Concevoir et compiler des ressources documentaires et du matériel éducatif en rapport avec les mauvais traitements d’ordre sexuel et la prévention de ceux-ci.
  • Mettre les lignes directrices sur la conduite professionnelle à la disposition des programmes de formation professionnelle.
  • Recueillir des données sur les rapports et les plaintes portant sur les mauvais traitements d’ordre sexuel.
  • Publier les décisions des audiences disciplinaires en rapport avec les mauvais traitements d’ordre sexuel.
  • Concevoir du matériel pédagogique qui explique de façon générale les circonstances donnant lieu à des plaintes et à des mesures disciplinaires, et fournir des orientations claires sur la façon d’éviter que de telles situations se produisent.
  • Se conformer aux modalités de l’évaluation du Programme de relations avec les patients de l’OAOO définies par le Conseil consultatif de la réglementation des professions de la santé selon les termes de la Loi de 1991 sur les professions de la santé réglementées.
  • Collaborer avec les autres ordres, individuellement ou par l’entremise de la Fédération des ordres de réglementation des professions de la santé de l’Ontario, à la conception et à la diffusion de matériel pédagogique.
  • Transmettre de l’information aux membres sur les mécanismes de signalement des mauvais traitements d’ordre sexuel, comprenant le processus de traitement des plaintes, les obligations de signalement et les exigences de signalement qui ne sont pas traitées dans la LPSR.
  • Reconnaître la diversité des besoins en fonction des populations (p. ex, enfants, adultes non communicatifs, personnes aux antécédents culturels différents) dans la conception et la diffusion des programmes et des services en rapport avec les mauvais traitements d’ordre sexuel.

    Retour au haut de la page>

Éducation du personnel

L’OAOO reconnaît qu’il peut être difficile pour les membres du public ou de la profession de signaler un cas de mauvais traitement d’ordre sexuel. Cette difficulté peut découler de la crainte que le processus soit éprouvant et entraîne une revictimisation ou que d’autres conséquences désagréables ne surgissent à l’issue du processus de signalement.

L’OAOO s’engage à veiller à ce que tous les membres du personnel soient formés de façon adéquate et à ce que des procédures appropriées soient utilisées pour recevoir les plaintes ou les signalements de mauvais traitement d’ordre sexuel. De telles procédures doivent être mises en oeuvre d’une manière compétente, bienveillante et respectueuse de façon à ne pas entraîner une revictimisation du plaignant. Le personnel responsable de la réception des plaintes recevra une formation spéciale et sera informé des différences avec la procédure de réception des autres types de plainte afin de faciliter le signalement des plaintes en rapport avec un mauvais traitement d’ordre sexuel.

Retour au haut de la page>

Éducation du public

L’OAOO pour se conformer à son rôle de protection du public voit à diffuser de l’information sur le rôle des professions, les normes de soins ainsi que sur ses responsabilités réglementaires. Les questions liées aux mauvais traitements d’ordre sexuel et aux mécanismes de signalement font partie intégrante de ce processus. À cette fin, l’OAOO a rédigé une philosophie dite de « tolérance zéro » à l’égard des mauvais traitements d’ordre sexuel. L’OAOO mettra tout en œuvre pour protéger davantage le public en l’informant de son rôle et en mettant à la disposition de ses membres et du public des mécanismes de soutien facilement accessibles. La stratégie d’éducation du public visant à mieux faire connaître l’Ordre et son rôle en matière de prévention et d’élimination des mauvais traitements d’ordre sexuel inclut les éléments suivants :

  • diffusion de l’information sur la définition de mauvais traitement d’ordre sexuel;
  • diffusion de l’information sur les procédures de signalement et de traitement des plaintes en général, et sur les procédures de signalement et de traitement des plaintes relatives à des mauvais traitements d’ordre sexuel;
  • fourniture d’information et de ressources aux membres et au public concernant l’accès aux groupes de soutien pour les victimes de mauvais traitements d’ordre sexuel;
  • collaboration avec la Fédération des ordres de réglementation des professions de la santé de l’Ontario et avec les autres ordres à la mise en oeuvre d’activités destinées à mieux faire connaître la Loi de 1991 sur les professions de la santé réglementées, en particulier les dispositions visant à prévenir les mauvais traitements d’ordre sexuel et à y faire face.
Retour au haut de la page>

Financement de la thérapie et des consultations pour les victimes

En vertu de la Loi de 1991sur les professions de la santé réglementées, l’OAOO est tenu de constituer un fonds pour le financement de la thérapie et des consultations pour les patients qui ont été victimes de mauvais traitements d’ordre sexuel de la part de membres de l’Ordre. Ce fonds a été établi et des sommes s’accumulent chaque année dans le fonds jusqu’à concurrence de 50 000 $. Un solde minimal de 10 000 $ doit être maintenu dans le fonds en tout temps. Les sommes recouvrées grâce aux actions intentées par l’Ordre à l’encontre d’un membre seront retournées au fonds de prévoyance. L. Bohnen suggère ce qui suit : « À moins que d’autres conditions soient prévues aux règlements de l’Ordre, une personne est admissible au financement au seul motif que le Comité de discipline en vient à la conclusion que des mauvais traitements d’ordre sexuel lui ont été infligés par un membre. » (Bohnen 1996)

La position de principe de l’OAOO sur la question de l’admissibilité au financement pour une thérapie est que le plaignant est admissible si :

  1. le Comité de discipline déclare un membre coupable de mauvais traitements d’ordre sexuel;
  2. il y a un aveu de culpabilité juridiquement documenté si on a eu recours au mode alternatif de résolution des conflits (MARC);
  3. le financement attribué à une personne doit être réduit du montant que le Régime d’assurance-maladie de l’Ontario, un assureur privé ou le Fonds d’indemnisation des victimes d’actes criminels est tenu de verser pour une thérapie ou des consultations pour la personne pendant la durée de l’instance.

Sous réserve de restrictions mineures prévues à la Loi, le plaignant est libre de choisir le conseiller ou le thérapeute de son choix, et les fonds sont versés par l’Ordre directement au thérapeute. L’Ordre est en droit d’exiger que le thérapeute signe un document afin de s’assurer du respect de conditions minimales. L’Ordre veillera à ce que de telles procédures soient mises en place avant qu’une décision soit rendue par le Comité de discipline ou que survienne un aveu de culpabilité dans le cadre d’un recours au mode alternatif de résolution des conflits, advenant qu’un membre fasse l’objet d’une poursuite.

Retour au haut de la page>

Réhabilitation des membres

Voici la définition de mauvais traitements d’ordre sexuel :

  • les rapports sexuels ou autres formes de rapports physiques d’ordre sexuel entre le membre et le patient;
  • les attouchements d’ordre sexuel du patient par le membre
  • les comportements ou les remarques d’ordre sexuel du membre à l’endroit du patient.

De ce qui précède, seuls les cas de comportements ou les remarques d’ordre sexuel à l’endroit du patient peuvent être renvoyés au Comité d’assurance de la qualité. Si un membre est renvoyé au Comité d’assurance de la qualité parce qu’il a eu des comportements de cette nature, le Comité peut exiger du membre qu’il participe à un programme de formation précis ou qu’il entreprenne une thérapie ou des consultations. À défaut de se conformer au programme d’évaluation ou de réhabilitation, un membre peut se voir imposer des conditions ou des limitations à son certificat d’inscription. Lorsqu’un membre dont le certificat d’inscription a été révoqué par suite d’inconduite de nature sexuelle demande une remise en vigueur de son certificat, c’est le Comité des relations avec les patients qui examine la demande avant qu’il puisse reprendre l’exercice de la profession. Le potentiel de réhabilitation du membre sera examiné sur une base individuelle. Il est possible que l’on exige du membre qu’il obtienne une évaluation psychologique avant de présenter une demande de réintégration.

Retour au haut de la page>

Procédures de traitement des plaintes

Les procédures de traitement des plaintes de l’OAOO sont définies dans la Loi de 1991 sur les professions de la santé et sont identiques à celles de tous les autres ordres régis par cette loi. Ces procédures sont décrites dans divers documents, notamment la brochure de l’OAOO sur les plaintes et un certain nombre de textes publiés. Un organigramme illustrant le traitement des plaintes, adapté du manuel A Comprehensive Guide to the RHPA (Steinecke 1996) et publié antérieurement dans le Bulletin de mars 1996 est reproduit en page 13. Des procédures améliorées centrées sur le plaignant et destinées à procurer un environnement positif sont appliquées à ce processus lorsque les plaintes portent sur une faute professionnelle d’ordre sexuel, le tout afin d’éviter une situation de revictimisation.

En présence d’une plainte de cette nature, l’Ordre s’assurera de la disponibilité immédiate d’un membre pour la prendre en charge. Dans la plupart des cas, les plaintes seront orientées vers le registraire. Toutefois, en raison du caractère délicat d’une plainte relative à un mauvais traitement d’ordre sexuel, le plaignant sera informé qu’il a le choix de parler à un membre du personnel d’un genre ou de l’autre. Les plaintes doivent être soumises par écrit, ou enregistrées sur une bande, un film, une cassette ou un autre support.

Si le plaignant souhaite rencontrer un membre du personnel, une telle rencontre sera organisée en tenant compte des critères suivants :

  • la rencontre aura lieu dans un endroit qui assure le respect de la vie privée du plaignant;
  • on obtiendra le consentement du plaignant pour qu’un autre membre du personnel de l’Ordre puisse assister à la rencontre;
  • le plaignant sera informé avant la rencontre qu’il peut se faire accompagner d’un ami, d’un conseiller, d’un interprète ou d’un conseiller judiciaire;
  • le personnel de l’Ordre offrira d’aider le plaignant à rédiger tout document requis pour la présentation d’une plainte.
Retour au haut de la page>

Rapports obligatoires

En vertu de l’article 85.1 de la LPSR, un audiologiste ou un orthophoniste est tenu de déposer un rapport «si, dans l’exercice de sa profession, il lui est donné des motifs raisonnables de croire qu’un autre membre de son ordre ou d’un autre ordre a infligé des mauvais traitements d’ordre sexuel à un patient ». La personne qui exploite ou fait fonctionner un établissement dans lequel exercent des audiologistes ou des orthophonistes est aussi tenue de faire rapport sur un mauvais traitement d’ordre sexuel.

Un membre est tenu de déposer un rapport s’il a des motifs raisonnables de croire qu’un professionnel de la santé a infligé des mauvais traitements d’ordre sexuel à un patient. Le membre n’est pas tenu de déposer un rapport s’il ne connaît pas le nom du membre qui ferait l’objet du rapport. Le rapport doit être fait par écrit et soumis au registraire de l’ordre du membre qui fait l’objet du rapport dans les trente jours qui suivent le jour où il a été pris connaissance du mauvais traitement. Le rapport doit être déposé immédiatement s’il y a des raisons de croire que le membre continuera d’infliger des mauvais traitements d’ordre sexuel ou en infligera à d’autres patients. Le patient doit être informé qu’il est obligatoire de déposer un rapport, mais que son nom ne figurera pas dans le rapport sans son consentement.

Le membre qui ne se conforme pas à cette obligation de déposer un rapport est passible d’une amende pouvant atteindre 25 000 $. La LPSR contient des dispositions protégeant quiconque dépose un rapport de bonne foi contre les poursuites civiles. Ces rapports, contrairement aux plaintes, n’ont pas à être dirigés au Comité des plaintes, mais peuvent être dirigés directement au Bureau pour considération immédiate.

Retour au haut de la page>

Évaluation des programmes

Le paragraphe 6 (2) de la Loi de 1991 sur les professions de la santé réglementées indique que le Conseil consultatif doit, dans les cinq ans suivant l’entrée en vigueur de l’article, présenter un rapport au ministre sur l’efficacité d’une part, des programmes de relations avec les patients et d’assurance de la qualité et, d’autre part, des procédures relatives aux plaintes et à la discipline en ce qui concerne les fautes professionnelles d’ordre sexuel. L’OAOO se conformera à la procédure d’évaluation définie par le CCRPS. De plus, l’OAOO exercera un suivi continu de ce qui suit :

  • le nombre de rapports qui ont été réglés;
  • le nombre de rapports qui ont été renvoyés au Comité des plaintes;
  • le nombre de plaintes pour lesquelles il y a eu enquête mais qui n’ont pas nécessité d’audiences disciplinaires;
  • le nombre de plaintes pour lesquelles il y a eu enquête et qui ont nécessité des audiences disciplinaires
  • le nombre et la nature des mesures disciplinaires.
Retour au haut de la page>

Sommaire

Le Plan de prévention des abus de nature sexuelle a été élaboré et présenté par le Comité des relations avec les patients de l’OAOO. Il est d’abord destiné aux membres de l’Ordre. L’objectif de ces lignes directrices est de renseigner les membres sur la philosophie de l’OAOO concernant les mauvais traitements d’ordre sexuel et sur les mesures prises pour prévenir ces situations et y faire face. Une plate-forme de politique destinée à informer l’Ordre et à lui donner des orientations quant à la préparation de documents, d’activités et de ressources est aussi décrite brièvement.

N’hésitez pas à communiquer avec l’Ordre par courrier, par téléphone ou par courriel si vous avez des questions concernant la présente publication ou toute autre publication de l’Ordre.

Retour au haut de la page>


 Print   
    Normes et lignes directrices de pratique Énoncés de position Code de déontologie Plan de prévention des abus de nature sexuelle Lignes directrices de contrôle et de prévention de Obtention du consentement Guide de référence pour les orthophonistes travail
Copyright 2007 by My Website    Privacy Statement